Photo prise dans le mini-bus nous amenant à Ouidah.
Mardi 16 Mars, 18h, enfin, nous obtenons nos visas, et pouvons quitter Porto novo pour commencer notre périple béninois. Mais avant nous avons du dire au revoir à Mr Atondey, un grand monsieur, qui durant un peu plus d'une semaine nous a hébergé chez lui. Du haut de ses 80 ans, ce respectueux entrepreneur travaille toujours dans son entreprise de plomberie, il nous a fait visiter ses chantiers tout en nous faisat partager sa passion pour son travail.
Après l'avoir cordialement remercié, nous avons donc pris la direction de Ganvié, cité lacustre unique.
Vieille de plus de 300 ans, Ganvié a été crée par des villageois voulant échapper à leurs ennemies aquaphobes; aujourd'hui, elle compte plus de 30 000 habitants et est l'une des grandes attractions touristiques du pays. Las-bas, le stress et le bruit des grandes villes comme Cotonou laissent place à une tranquilité et un silence sans égal; seul le bruit de la pirogue glissant sur l'eau, et les appels des marchandes de fruits et légumes viennent perturber ce calme intense. Le seul ennui est que les gens n'aiment pas être pris en photo, et c'est compréhensible vu le nombre de touristes qui visite la cité, du coup nous avions cette désagréable sensation de visiter un "zoo" du fait de cette impossibilité d'échange avec les villageois.
Ensuite, nous avons pris le bus pour Ouidah, ville en bord de mer, connue comme étant l'endroit par lequel les esclaves quittaient leurs terres pour ne plus jamais revenir. Las-bas, nous avons emprunter la "Route des esclaves", longue de 4km, qui amène à la Porte du non-retour, édifice planté au bord de l'Océan, à l'endroit ou les bateaux français attendaient les esclaves pour aller les vendre en Amérique du sud contre de la marchandise.
Pour finir notre aventure béninoise, nous sommes allés à Grand-Popo, petit village longeant l'Océan, situé à quelques km de la frontière togolaise. Nous avons dormi deux jours durant, dans la tente face à l'Ocean dans une auberge gérée par une bande de rastas. L'auberge est fortement imprégnée de la culture rasta, avec ses peintures hautes en couleur rouge jaune verte, représentants les seigneurs du reggae.
Le dimanche matin, nous avons pu assister à la messe du village dans l'église située à deux pas de l'auberge. Toute petite l'Eglise, mais quel boucan! Avec ses tam-tam et sa batterie, les villageois ne s'arretaient plus de chanter, danser, crier, au rythme des percussions. Incroyable, incomparable avec les cérémonies occidentales ennuyantes à mourir.
Voilà pour cette semaine, nous sommes maintenant au Togo, petit pays situé entre le Bénin et le Ghana, et comptons rester là une petite semaine avant de resortir le dico d'Anglais une fois arrivés au Ghana.
On vous embrasse !
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